dimanche 2 novembre 2014

God help the Girl, le beau projet du leader de Belle and Sebastian


Eh oui, je ne suis pas très assidue, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais je viens de découvrir un projet musical qui résonne dans mes oreilles depuis quelques jours... J'ai tellement envie d'en parler à tout le monde que je me suis dit qu'il fallait absolument que je poste quelque ici. 

Avis aux fans de Belle and Sebastian... God help the Girl est fait pour vous ! 

Je dois cette belle découverte à mon ami Thomas qui, lors d'une soirée à base de sushis au son de Christine and the Queens et de discussions sur le sens de la vie, m'a conseillé d'écouter l'album éponyme de ce groupe. Et d'ajouter que ce concept était tout droit sorti de l'esprit de Stuart Murdoch, le leader de Belle and Sebastian


En fait, God help the Girl est également le titre du premier film de Stuart Murdoch. Le pitch ? Eve, une ado anorexique, s'enfuie de l'hôpital où elle était soignée pour se rendre à Glasgow, en Ecosse. Là-bas, elle souhaite pour réaliser son rêve : faire de la musique. J'apprécie énormément Belle and Sebastian depuis plusieurs années et je dois avouer que j'ai été aussitôt convaincue par God help the Girl, ses sons pop et sixties mais aussi son esthétique Swinging London - mini-jupes, eye liner, franges sur le front. Bref, des looks inspirés du vestiaire de Marianne Faithfull ou d'Anna Karina pour mon plus grand plaisir.



Le long-métrage a d'ores et déjà été récompensé au festival de Sundance. J'attends avec impatience sa sortie dans les salles obscures françaises (le 3 décembre prochain paraît-il...). Les premières images, extraites de la bande-annonce, me font d'ailleurs penser à Submarine de Richard Ayoade ou encore à Deep End de Jerzy Skolimowski. En ce qui concerne le casting, on retrouve notamment Hannah Murray. Oui oui, Hannah Murray, celle qui jouait le rôle de Cassie dans les deux premières saisons de Skins ! Avec de tels arguments, j'en connais qui vont avoir sacrément envie de découvrir ce film...


Submarine de Richard Ayoade (2010)
Deep End de Jerzy Skolimowski (1970)



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jeudi 15 mai 2014

"Chic Fille" : la nouvelle revue dandy, féminine et intelligente



Alors que je faisais un petit tour chez mon libraire habituel, mes yeux se sont arrêtés sur le rayonnage des revues et ont rencontré l'une d'entre elles : Chic Fille. Je ne saurais  dire ce qui a attiré mon regard : la typo, le format quasiment carré du numéro, la belle mise en page. Ou bien la photographie représentant Françoise Sagan et Jean Seberg, sans doute prise lors du tournage de Bonjour Tristesse, adaptation cinématographique du roman éponyme de la toute jeune écrivaine.

Toujours est-il que cette revue est parvenue à susciter mon attention, ce qui est déjà un bon point. Et puis, une publication sur laquelle Jean et Françoise apparaissent en première de couverture ne peut pas être foncièrement mauvaise, n'est-ce pas ? 


Intriguée par l'apparence de cette toute nouvelle revue des éditions Rue Fromentin, je suis rentrée chez moi avec le premier numéro. D'un point de vue formel, il n'y a rien à dire : la maquette est très soignée, le papier de qualité. Visuellement, on voit que tout est fait pour rendre la lecture agréable.  

Chic Fille surfe sans doute sur la vague des "mooks" mais préfère se définir comme une "revue", ce que je trouve plutôt chouette (j'ai mes petites exigences !) : on comprend que le but n'est pas d'être "tendance", "trendy", "girly", bref, des mots et des appellations que je déteste. Mettre en avant une vieille photo de la fin des années 1950 est de ce point de vue tout à fait édifiant : lire un numéro de cette revue, c'est lire quelque chose d'intemporel. C'est justement la ligne éditoriale que la rédaction a voulu développer : les journalistes de ce nouveau titre avait envie d'une "revue qui n’aurait pas peur du temps : ni du temps qui passe, ni du temps passé". Pari gagné : le message est tout de suite passé !

Sur le fond, de nombreux sujets ont attiré mon attention, recoupant en partie mes centres d'intérêt favoris. Et je peux vous dire qu'on ne trouve pas à tous les coins de rues (ou à toutes les pages de mag') des sujets comme "Pialat par sa femme", "Le Laadan, la langue des femmes", "Lady Dandy", galerie de portraits qui, de George Sand à Rachilde en passant par Greta Garbo, évoque les femmes dandy, ou encore "Affreux Jojo", papier sur l'un des précurseurs de l'esthétique "spring break". 

Belle écriture, iconographie impeccable, interviews bien menées, sujets originaux et intelligents : cette revue de près de 100 pages est un véritable petit livre illustré à glisser dans sa bibliothèque de toute urgence. Alors que la presse féminine et moi étions un peu fâchées, j'ai rencontré une Chic Fille qui a su me séduire. Et ce n'était pas gagné !


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vendredi 9 mai 2014

"Please like me" : la série australienne qu'on ne demande qu'à adorer


Aux États-Unis, ils ont Lena Dunham, 27 ans : elle a créé la série Girls, elle y interprète la plantureuse Hannah, une fille ultra tatouée et ultra marrante (et ultra chiante également). Bref, Girls, c'est elle, c'est Lena. En Australie, dans un autre registre, ils ont Josh Thomas, 26 ans : il a créé Please like me, il y interprète Josh, un garçon blondinet et bien sapé (la preuve : il sort le nœud pap' dès le second épisode). 

Je ne suis pas sûre qu'il y ait énormément de points communs entre Girls et Please like me, si ce n'est que l'acteur/actrice phare de la série soit à l'origine du projet. Ceci étant dit, les deux programmes traitent tous les deux de l'entrée dans l'âge adulte, période de la vie qui s'accompagne souvent de péripéties plus ou moins drôles, plus ou moins tristes. Bref, grâce à Pauline qui aime poster ses découvertes télévisuelles - entre autres ! - sur Instagram, je me suis un peu penchée sur le cas de Please like me. Un vrai petit bonbon made in Australia aux couleurs un peu acidulées. Verdict : je suis conquise (merci Pauline !).







Tout commence avec un sundae à 19 dollars (australiens) à la terrasse d'un salon de thé. Y sont attablés Claire et Josh, la petite vingtaine. Manque de bol, Claire largue Josh. La raison ? Elle pense que son mec est gay. Voilà de quoi planter le décor pour les six épisodes qui composent la première saison. 

Du coup, vous l'aurez compris, Please like me, qui a débuté en février 2013 en Australie, narre les aventures du-dit Josh, jeune homme qui se découvre homosexuel à l'orée de ses 21 ans. Mais à peine commence-t-il à se faire à sa nouvelle sexualité que sa mère tente de se suicider, à coup de paracétamol et de Bailey's. Josh doit momentanément quitter son coloc', réaménager chez sa mère pour la surveiller et éviter qu'elle ne descende à nouveau l'armoire à pharmacie. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'avec tous ces comprimés ingurgités, sa mère n'aura plus jamais mal au crâne de sa vie (ce n'est pas moi qui le dit, c'est Josh) (ne m'accusez pas de faire de l'humour noir).






Pour l'instant, je n'ai regardé que les deux premiers épisodes et je dois avouer que Please like me est sans conteste mon nouveau coup de cœur. J'aime la nonchalance, la timidité, le sens de l'humour* de Josh, ainsi que les situations qui, même si elles peuvent être dramatiques, n'en restent pas moins drôles et touchantes. 

* Lors d'un rencard, Josh se décrit comme un type avec "une tête de bébé de 50 ans". Ok, le lire comme ça, sur ce blog, ne va sans doute pas vous faire mourir de rire, mais quand même... Vous ne vous êtes jamais dit, après avoir croisé un type dans la rue, "oh shit, on dirait vraiment un bébé vieux ?". Ba moi si. Du coup, j'ai beaucoup ri devant l'incongruité de certaines scènes de Please like me.





Petite précision : en Australie, une seconde saison est déjà sur le feu mais, en France, la série n'a pas encore trouvé sa place dans nos programmes tv. Vous savez ce qu'il vous reste à faire... !


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